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Le retour de l'aggrégateur auto-hébergé ?

Il y a peu, j'ai installé dropbox.
Et je dois dire que c'est un logiciel absolument épatant si on veut garder quelques fichiers à portée de main sans même s'embêter à trimballer une clé USB. D'ailleurs, j'ai quelques fichiers critiques qui sont hébergés dans mon dossier dropbox pour être disponibles partout où je vais.
Donc, j'en ai était content.
J'en étais encore plus content quand j'ai commencé à bosser sur une idée que j'avais en tête. Parce que dropbox, avec ses fonctionnalités de partage de fichier, permet le développement quelquesoit la machine sur laquelle on se trouve.
Et puis, ce matin, mon Google Reader m'a sorti, depuis Ruby Inside, un lien vers un framework de génération de site statique : Jekyll. Ce qui m'a aussitôt fait penser à webgen et à mes précédentes tentatives d'aggrégation locale de mes messages sur la toile. Du coup, quand j'aurais le temps, je crois que je jouerais à nouveau un peu avec Ruby (ou peut-être Groovy, tiens) pour récupérer toutes les pages web que j'ai écrites en dehors de mon site. Ca sera marrant (ou pas), et ça me permettra peut-être de mettre à jour ma opage chez free d'une façon enfin propre.

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Une idée que je n'implémenterai jamais (enfin, sans doute)

Depuis des années que j'utilise Windows et que je me plains que certains éléments de l'expérience Mac me manquent, pourquoi n'y ai-je jamais pensé ?
C'est vrai, quoi, pourquoi est-ce que chaque plate-forme dispose de ses logiciels de lancement d'applications qui font tous peu ou prou la même chose
  1. System.run("monappli.exe");
  2. "1+1"
  3. Accélérateur pour internet
Pour preuve, quelques exemples
Pourquoi je parle de tout ça ? Parce que ce genre de logiciels est le candidat idéal (pour peu qu'on dispose d'une méthode en java pour créer des "system wide shortcuts") à la création d'une version JavaFX.
Ca donnerait un logiciel portable (peut-être même testable d'un coup de Java Web Start), où l'utilisateur pourrait créer ses plugins en Ruby/Python/Scala/Groovy/Brainf*ck, joli, bref, un truc ultime.
Et j'imagine que la première étape (afficher une fenêtre contenant une liste déroulante de tous les éléments exécutables via la complétion) n'est pas complètement hors de portée.
On peut même imaginer un détecteur/interpréteur de one-liners !

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Dazibao numérique

C'est vraiment une drôle d'idée, à laquelle je ne risque pas de souscrire (j'ai beaucoup trop d'ego pour m('oublier dans un collectivisme comme celui-là).
Néanmoins, je suis suffisement intrigué par ce truc pour vous en parler.
En effet, par certains aspects (les meilleurs, en fait), ça me rappelle twitter ou jaiku. On y retrouve la même instantanéité, le même besoin d'identité, mais cette fois sans son corollaire : l'estime de soi. Parce que bon, sur ce mur, les messages sont par définition anonymes, il n'est du coup pas possible d'y vendre son identité numérique. C'est peut-être la limite du gadget.
Et encore, je n'en suis pas sûr. Parce qu'à l'instar des stratégies obliques de Brian Eno, ce truc peut donner une bonne idée d'une espèce de zeitgest : un esprit du moment qui évoluerait sans doute assez vite, serait un charabia digne de Babel, mais aurait toujours la capacité de contenir éventuellement quelque chose de l'instant présent.
Bref, ça me rend dubitatif ...

via LiLeLa de Marc le 07/03/09

Logo de Wall of Freedom

Ce n’est pas tous les jours que je fais de la pub pour ma pomme. J’en fais même tellement-rarement-si-peu qu’un de ces quatre, je finirai la gueule ouverte, édentée, en plein soleil de midi. Alors allons-y, lâchons-nous et plaçons ce jour sous le signe de la liberté… d’expression.

Si vous êtes amateur de Fesse-Bouc, vous n’êtes pas sans savoir qu’un débat fait rage, ces temps, au sujet de la conservation ad aeternam des données déposées par les utilisateurs du « réseau social ». Données potentiellement utilisables à des fins publicitaires — entre autres. La thésaurisation des vies privées est à ce point préoccupante que de nouvelles entreprises ont vu le jour, qui se spécialisent dans l’effacement, à la demande, de vos informations personnelles naviguant sur la Toile. En effet, si vous être bon vivant à vingt ans et que vous passez vos soirées de célibat la tête enfouie entre mamelles et chopines, il y a fort à parier qu’à la trentaine sonnante, vous redoutiez qu’un responsable des « ressources humaines » mette le grappin sur la photo du vomi que vous aviez négligemment déposé dans le caniveau, dix ans plus tôt.

Facebook n’est en aucun cas une exception, et la très grande majorité des sites dominant le Web 2.0 (j’entends par là l’Internet participatif) requièrent une identification, et cela avant tout pour des questions de sécurité. Du coup, la liberté d’expression qu’offre la Toile n’a pas grand’chose à voir avec le secret des scrutins, pierre angulaire de la démocratie. Alors, me direz-vous, comment s’exprimer librement — et anonymement — sur le Web ? En usant de bonnes vieilles recettes… chinoises.

En 1978, deux ans après la mort du Grand timonier, les citoyens de Chine populaire furent autorisés à exprimer leurs critiques à l’encontre du régime ; fleurirent alors les fameux dazibao, affichettes rédigées à la main où plus d’un laissèrent libre cours à leurs critiques du pouvoir. Renaissance d’une pratique déjà en vigueur en Chine impériale, cette tribune libre se matérialisa en un monument aujourd’hui célèbre : le Mur de la démocratie. En plein cœur du quartier de Xidan, à Pékin, il permettait à tout un chacun de s’exprimer librement. Même si l’affichage fut par la suite interdit sur ce mur, même si aujourd’hui une telle pratique n’a plus raison d’être (d’autres murs, cybernétiques cette fois, font très bien l’affaire), son rôle fut tout sauf négligeable dans ce qu’on appela « Le Printemps de Pékin ».

Les inquiétantes dérives catalogantes de Facebook m’ont donné envie de pallier le manque de lieu d’expression libre sur le Web. Je me suis donc inspiré de l’ancien modèle chinois pour créer à mon tour un mur où écrire anonymement ses joies, ses peines, ses soucis et ses craintes. Son petit nom : Wall of Freedom. Ce site, à l’interface sobrissime, offre la possibilité de publier deux fois par jour (ou plutôt  : toutes les douze heures) un message de quatre-vingts caractères (en quelque langue que ce soit, chinois compris). Libre à chacune et chacun d’en faire bon usage. L’avenir nous dira si une telle initiative répondait — ou non — à un besoin réel de liberté parmi le petit peuple de la Toile…

Wall of Freedom, c’est ici. Bonne liberté.

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