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Gestion des priorités

L'un des trucs les plus dingues dans l'univers professionnel des technologies de l'information, c'est le bouillonnement permanent, la fuite en avant instituée en tant que mode de vie. C'est quelque chose qu'on ressent dès qu'on met le pied dedans, et qui ne s'arrête jamais. Chaque jour une innovation majeure dans un langage, une plateforme. Ca réveille, c'est sûr.

La cotnrepartie de tout ça, c'est que le rythme de vie est hyper speedé; la technologie de demain sera dépassée dans trois jours, et tout le monde court dans tous les sens.

Tenez, prenez Rui Carno, le mec de The Tao of mac. Ce type fait partie de mes blogs de Google Reader depuis que j'ai acheté un mac, et même maintenant que je m'en sers moins, il continue à alimenter quotidiennement mes réflexions. Par exemple, ce message est précisément inspiré de son braindump.

Ce qui m'a beaucoup amusé dans son message, c'est le côté souvenir de la chose : à chaque naissance d'un de mes enfants, j'ai aussi ressenti ce qu'il subit : cette espèce de simplification de la vie autour de deux pôles : le travail et la famille. Le travail devient en effet plus nécessaire, parce qu'on a plus de bouches à nourir (et les petits monstres, ça boit l'argent aussi bien que le lait, juste à grands coups de dizaines de couches salies dans la journée). Et la famille, bon, ben elle s'agrandit, quoi.

En revanche, la glandouille des heures sur internet, l'entretien d'un serveur, tout ça devient plus accessoire et rentre dans la case "je le ferais si je trouve le temps". Et croyez-moi, cette case-là, elle se remplit très vite et ne se vise hélas que par périodes d'une demi-heure le dimanche matin (précisément cette période que j'utilise maintenant pour écrire ce message).

Bon, au bout d'un moment, l'âge aidant, ça s'arrange. Mais il est toujours rigolo, quand je regarde mes collègues, d'essayer d'imaginer ce que la paternité va leur faire avaler comme couleuvres.

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auto-management

Mon fan ne me détrompera pas, je travaille actuellement dans une entreprise présentant certains dysfonctionnements (normal, une entreprise est une affaire d'hommes, et les hommes n'étant pas parfaits, la structure qu'ils construisent ne peuvent pas l'être).

L'un des avantages majeurs de cette structure pour moi et qu'elle me permet de remettre en cause un certain nombre d'éléments de ma personnalité et de ce que doit être mon travail (là, j'ai envie, juste pour flamber, de faire un lien sur cet article de Coding Horror : How To Become a Better Programmer by Not Programming qui parle un peu du sujet intéressant de ce que doit faire un développeur pour cultiver ses compétences annexes).

Avant de revenir au coeur du sujet, je vais faire un petit retour en arrière. Quand j'ai quitté Sogeti l'année dernière, j'ai eu une longue discussion où j'ai expliqué à mon chef de projet que l'un des dysfonctionnements majeurs de cette entreprise est l'impact du marketting personnel sur la perception des compétences. C'est-à-dire que, dans une grosse structure comme celle-là, il est trop facile pour quelqu'un qui se markette bien d'accumuler promotions et augmentations quand ceux qui bossent réellement continuent à trimer dans un coin sombre.

Et ce matin, deux articles reçus dans mon lecteur RSS m'ont fait réfléchir. Le premier, c'est encore Coding Horror : The One Thing Every Software Engineer Should Know, qui nous parle précisément du marketting pour les développeurs, et le second, c'est un lien rapide d'outils froids, vers La méthode en 6 points pour se "manager soi-même" de Peter Drucker. Le rapport entre les deux ? Dans aucun de ces cas on ne parle de code, d'algorithme, de conception, ou même de qualité. On parle plutôt de ce qui me pose le plus de problèmes dans mon entreprise actuelle : l'amélioration de la perception de l'efficacité d'un développeur. Bon, évidement, la version US est beaucoup plus directe (je dirais même "slogan"). Mais les deux m'incitent à la réflexion sur un point bien précis : améliorer une entreprise, ça n'est pas seulement améliorer ses procédures, ses produits. C'est aussi et surtout améliorer ses propres méthodes de travail au sein de l'entreprise pour "faire prendre la sauce".

Je crois qu'à l'heure actuelle c'est l'un de mes principaux problèmes, et je vais d'ailleurs essayer de mettre en place la méthode décrite, même si je n'en comprend pas précisément tous les points ... Eh oui, je débute dans cet exercice délicat de l'amélioration du professionnel que je suis (d'ailleurs faudra que je vous reparle d'un point assez proche, bientôt).

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